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“Nice-Matin” : et si les salariés rachetaient leur journal ?

Manifestation des salariés de Nice-Matin devant le Palais de justice de Nice, le 4 juin 2014. - Photo : Léa Crespi pour Télérama. Manifestation des salariés de Nice-Matin devant le Palais de justice de Nice, le 4 juin 2014. - Photo : Léa Crespi pour Télérama.
A "Nice-Matin", on se mobilise pour faire une offre de reprise du groupe, en redressement judiciaire. Les salariés ont même mis en place un appel aux dons sur une plateforme de crowdfunding. Un pari fou, dont ils connaîtront l'issue dans moins de deux mois.
 
C'est l'histoire de salariés d'un journal en pleine dérive qui, au beau milieu d'un été si ce n'est meurtrier, au moins mortifère, décident de sauver leur titre. C'est l'histoire de Nice-Matin/Var-Matin, vénérable paquebot de la presse quotidienne régionale qui raconte au plus près de la Méditerranée, pour le meilleur et pour le pire, la vie de Menton, Toulon, Grasse, Fréjus, Cannes, Antibes ou des plus petites communes des Alpes-Maritimes et du Var depuis 70 ans.
 
Le journal – détenu par le Groupe Hersant Média (GHM), et qui perd aujourd'hui plus de 500 000 euros chaque mois – a pris comme beaucoup la crise de la presse en pleine une. Jusqu'au redressement judiciaire, craint depuis plusieurs mois et tombé comme une massue (mais sans surprise) sur les salariés fin mai. Dès septembre 2013, ces derniers s'étaient mobilisés sur les réseaux sociaux sous la bannnière « Nice Matin Résistance », afin de « sensibiliser l'opinion publique et les décideurs de l'Etat, et pas seulement la région PACA et les lecteurs de Nice-Matin » à la situation critique du quotidien.
 
Quitter le navire ou le sortir des flots
 
Après le redressement judiciaire prononcé par le Tribunal de Commerce de Nice, cinq repreneurs potentiels se sont fait connaître : Azur Santé, une entreprise spécialisée dans le service aux personnes dépendantes ; l'homme d'affaires Georges Ghosn, qui a déjà précédemment racheté La Tribune, Le Nouvel Économiste et France-Soir ; Bruno Ledoux, actuel coactionnaire de Libération ; l'éditeur de Paris Normandie ; et enfin le groupe Rossel, celui de La Voix du Nord.
 
Mais aucune offre que les salariés veulent entendre : toutes prévoient des licenciements, entre 400 et 800 des 1 100 salariés du groupe
Dernière modification lelundi, 18 novembre 2019 20:04
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