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Jérôme Kerviel obtient sa remise en liberté sous bracelet électronique

Jérôme Kerviel au palais de justice de Paris en 2012. | AFP/BERTRAND GUAY Jérôme Kerviel au palais de justice de Paris en 2012. | AFP/BERTRAND GUAY

Jérôme Kerviel a obtenu, jeudi 4 septembre, sa remise en liberté sous bracelet électronique, a indiqué son avocat, David Koubbi. L'ancien trader de la Société générale, condamné en mars à cinq ans d'emprisonnement, dont trois ferme pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à la banque, « sortira [de prison] ce lundi et il va reprendre le cours d'une vie tout à fait normale », a déclaré son avocat.

Au total, l'ancien trader aura donc passé un peu plus de cent cinquante jours, soit près de cinq mois, derrière les barreaux. Il purgeait sa peine depuis la mi-mai à Fleury-Mérogis, en région parisienne.

Jérôme Kerviel avait obtenu début août son placement sous bracelet électronique d'un juge d'application des peines d'Evry, mais le parquet a fait appel de cette décision, ce qui en a suspendu l'application dans l'attente de celle de la cour d'appel de Paris.

Selon la procédure, Jérôme Kerviel devrait se rendre dans un service pénitentiaire d'insertion et de probation où un bracelet électronique lui sera posé, avant de gagner son domicile avec un surveillant qui procédera au paramétrage du dispositif. L'appareil avertit à distance par une alarme si le bénéficiaire ne respecte pas les contraintes imposées ou tente de le briser.

La défense de l'ex-trader avait appuyé sa demande de placement sous bracelet sur le fait qu'une fois déduites sa détention provisoire (quarante et un jours) et les remises de peines automatiques prévues par la loi, Jérôme Kerviel pouvait solliciter en juillet 2015, soit à la moitié de sa peine, une libération conditionnelle.

Or, l'article 723-7 du code de procédure pénale prévoit qu'une mesure d'aménagement de peine « peut être exécutée un an avant » la mi-peine, permettant à l'ex-trader de la demander dès maintenant.

Jérôme Kerviel a présenté « une promesse d'embauche dans une société respectable », a expliqué M. Koubbi, en précisant que son client disposait également d'un appartement.


Source : Le Monde.fr avec AFP | 04.09.2014

Dernière modification lejeudi, 04 septembre 2014 15:09

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