Depuis le lancement, fin novembre 2025, de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public », une chose frappe : le mur de déni dressé par les dirigeants de France Télévisions et Radio France. Face aux questions précises sur les déficits abyssaux, les dépenses somptuaires et les soupçons de partialité, Delphine Ernotte et, bientôt, Sibyle Veil, répondent avec un aplomb sidérant, comme si les 4 milliards d’euros d’argent public annuels n’exigeaient aucune justification réelle.
Le summum du sans-gêne : l’audiovisuel public lui-même couvre à peine les travaux de la commission. Sur France 3 ou France Inter, silence radio ou moqueries discrètes. Une omerta assumée, alors que les réseaux sociaux et les médias privés relayent chaque audition. Les Français paient pour un service public qui refuse de rendre compte de ses propres turpitudes devant le Parlement.