Re confinement : On y est !

 |  par Patrick JEAN-PIERRE

"Comme tous nos voisins, nous sommes submergés par une accélération soudaine de l'épidémie", a constaté le chef de l'Etat au début de son allocution télévisée ce mercredi 28 septembre. "Débordés par une deuxième vague qui sera sans doute plus dure et plus meurtrière que la première". C'est dans ce contexte que le président de la République a annoncé ce 28 octobre la mise en place d'un deuxième confinement en France à compter de ce jeudi 29 octobre à minuit et ce jusqu'au 1er décembre au moins. "J'ai décidé qu'il fallait retrouver à partir de vendredi le confinement qui a stoppé le virus. Tout le territoire national est concerné, avec des adaptations pour les seuls départements d'outre-mer. Les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les Ehpad et les maisons de retraite pourront être visités."

Le président de la République précise : "Les crèches, écoles et lycées resteront ouverts tandis que les universités dispenseront leurs cours à distance. "Le télétravail sera généralisé mais l'activité continuera avec plus d'intensité : les guichets des services publics resteront ouverts, les usines et exploitations agricoles également."

Un deuxième confinement plus souple que le premier, donc, mais certaines choses ne changeront pas par rapport au printemps. Seuls quelques déplacements resteront autorisés : pour aller au travail, faires ses courses, se faire soigner ou se dépenser à proximité de chez soi. "C'est le retour de l'attestation", prévient le président. Comme au printemps, les magasins non essentiels seront fermés. Cela concerne les bars et les restaurants. Le chef de l'Etat a expliqué avoir conscience des difficultés rencontrées par les commerçants et leur a laissé un espoir, enjoignant les Français à se montrer très sérieux durant les quinze prochains jours. "Si d'ici 15 jours nous maîtrisons mieux la situation nous pourrons espérer rouvrir certains commerces. Notre objectif à terme est de passer de 40 000 contaminations par jour à 5 000 et ralentir le rythme des entrées à l'hôpital et en réanimation.

"L'application Tousanticovid sera un instrument de la sortie du confinement."
"Si nous ne donnons pas aujourd'hui un coup de frein brutal aux contaminations, les médecins devront choisir", justifie le chef de l'Etat, expliquant que la quasi totalité des capacités françaises de réanimation seront atteintes d'ici la mi-novembre. Le président a expliqué pourquoi il a privilégié ce choix à celui de l'immunité collective, qui aurait supposé de déplorer 400 000 morts supplémentaires, ou à celui du confinement des seules personnes à risque, difficile à mettre en œuvre en raison de l'assistance dont ces personnes ont besoin, et qui reviendrait à exposer aussi les populations les moins à risque, mais également susceptibles de développer des formes graves.

Confinement et école

Contrairement à ce qui a été décidé pour le premier confinement, les écoles, collèges et même les lycéesresteront ouverts pendant ce second confinement, a annoncé Emmanuel Macron.

Confinement et télétravail

Le télétravail est généralisé, annonce a annoncé Emmanuel Macron, mais les usines et exploitations agricoles, tout comme les guichets des administrations publiques restent ouverts..
Pour rappel, la ministre du Travail Elisabeth Borne encourageait déjà les employeurs à "recourir au maximum" au télétravail. "Dans le contexte actuel de l'épidémie, même si on est bien protégé en entreprise, il y a les déplacements, il y a ce qu'on fait en marge du télétravail, et donc il faut aller au maximum sur le télétravail pour les postes qui le permettent", a-t-elle déclaré ce mardi 27 octobre sur France Info. À l'heure actuelle, le télétravail est décrit dans le protocole sanitaire en entreprise, actualisé le 16 octobre dernier, comme "une solution à privilégier, lorsque cela est possible", avec fixation d'un nombre minimal de jours de télétravail par semaine dans les zones soumises au couvre-feu. Le document devrait de nouveau être actualisé prochainement.

Confinement et magasins

Les commerces non essentiels à la vie de la nation, comme les bars et les restaurants, devront fermer, a annoncé Emmanuel Macron ce 28 octobre. Voici la liste des magasins autorisés à rester ouverts pendant le premier confinement :

  • Commerces alimentaires : commerces de détail de produits surgelés, commerces d'alimentation générale, supérettes, supermarchés, magasins multi-commerces, hypermarchés, maraîchers, bouchers, poissonniers, boulangers, boulangers pâtissiers, cavistes et autres commerces de détail de boissons en magasin spécialisé. La vente au détail de produits alimentaires sur les marchés reste autorisée
  • Banques et assurances
  • Stations-services ou de distribution de la presse
  • Pharmacies
  • Animaleries
  • Magasins spécialisés en articles médicaux et orthopédiques
  • Entretien et réparation de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles, commerce d'équipements automobiles, commerce et réparation de motocycles et cycles, fourniture nécessaire aux exploitations agricoles
  • Pompes funèbres
  • Hôtels


Lorsqu'ils constituent, pour les personnes qui y vivent, un domicile régulier : les terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs ainsi que l'hébergement touristique de courte durée :

  • Agences d'intérim
  • Blanchisseries
  • Vente et réparation d'ordinateurs
  • Services publics, y compris ceux assurant les services de transport.

Confinement et transports en commun

Lors du premier confinement instauré en mars dernier, l'offre de transport en commun avait été considérablement réduite. A l'heure actuelle, on sait déjà que l'offre sera réduite en région parisienne à compter de ce mercredi 28 octobre à 21 heures, cela en raison d'une baisse de la fréquentation du réseau suite à l'instauration du couvre-feu. L'offre du métro passera "à environ un métro sur deux". Idem pour la fréquence des bus, sauf pour "les lignes de bus les plus fréquentées et des lignes desservant les hôpitaux".

Confinement et chômage partiel

Les salariés qui ne pourront pas travailler continueront de bénéficier du chômage partiel, a précisé Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée. Le niveau d'indemnisation des salariés, qui devait baisser à compter du 1er novembre, est finalement maintenu à 84% du salaire net, avec un reste à charge de 15% pour les entreprises, jusqu'au 31 décembre 2020.



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